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Editorial

1963: Eyadéma et la Françafrique Assassinent Olympio et la Démocratie Africaine au Togo


publicado por: Celestino Okenve el 13/02/2005 17:12:33 CET


Le 13 janvier 1963 Gnassingbe Eyadéma aidé par la France assassine Sylvanus Olympio, président togolais démocratiquement élu face au candidat pro-français Nicolas Grunitsky, inaugurant un règne de plus de 40 ans de meurtres, de massacres, de violations des libertés humaines et d’obscurantisme. Le prototype parfait d’une dictature dure implantée par une puissance apparemment démocratique, la France, ancienne métropole qui apportera toutes les expertises militaires, diplomatiques, juridiques, criminelles nécessaires au maintien d’un pilier de son pré carré interlope en Afrique.

C’est le 27 avril 1960 que le Togo, ancien territoire colonisé tour à tour par l’Allemagne puis la France obtient son indépendance. Son premier président, Sylvanus Olympio est élu au terme d’une élection supervisée par l’ONU au cours de laquelle il a le malheur de surclasser le candidat de la France Nicolas Grunitsky.

Cette situation ne pouvait durer dans une Afrique où la France avait décidé de partir … pour mieux rester, d’autant que cette région lui était stratégique pour garder une influence dans la marche du monde, capter des ressources naturelles, posséder une clientèle d’Etats et de présidents obligés.

Le 12 janvier 1963 l’ancien sergent-chef de l’armée coloniale française [appelée tirailleurs africains], Etienne Gnassingbe Eyadéma prend la tête d’un putsch, suivi par d’anciens soldats de la coloniale démobilisés après la guerre d’Algérie. Ils prennent d’assaut la résidence présidentielle vers minuit, après des simulacres de pourparlers avec les officiers français censés encadrer l’armée nationale. Le prétexte officiel tourne autour de leur incorporation dans les forces togolaises.

Sylvanus Olympio parvient à s’échapper de leur emprise et trouve un refuge précaire dans la cour de l’ambassade américaine. L’ambassadeur des Etats-Unis qui l’y découvre, n’a pas la clé pour l’y faire entrer [???] et le renvoie vers son homologue français !!!


C’est peu de temps après que Henri Mazoyer l’ambassadeur français ait été prévenu que Sylvanus Olympio est intercepté par les assaillants, Eyadéma et sa soldatesque. Olympio est tué de façon crapuleuse par celui qui deviendrait l’homme fort du Togo dès cette époque.

Le 13 janvier sera promu fête nationale du Togo depuis cet événement fondateur d’une tyrannie co-administrée par une démocratie.

Eyadéma, qui ne se cachera pas de ce crime contre un homme et contre les aspirations d’un peuple remit le pouvoir le pouvoir à … Nicolas Grunitsky, comme par hasard le candidat malheureux de la France aux élections de 1960. A peine étrange.

En 1967, lassé d’un pouvoir en sous main, sentant l’heure du triomphe arrivée, celle du grand jour d’une alliance françafricaine fusionnelle, impatient d’une consommation avide et charnelle du pouvoir, Eyadéma renverse Grunitsky, poulain de Jacques Foccart et s’installe aux commandes.

Simple mutation dans l’administration françafricaine du Togo, les meilleures relations s’établiront en continuité paisible et de longue date avec celui que le président français M. Jacques Chirac regretterait comme un ami de la France et un ami personnel.

La France officielle ne pouvait de toutes les façons souffrir l’existence d’un Etat démocratique, fondé sur la volonté populaire et pas sur le diktat de l’empire colonial rémanent. A la tête de ces quasi-Etats conçus comme des vassaux pourvoyeurs de matières premières et de consistance géopolitique à l’encore métropole, seuls des potiches et des objets politiques absents seraient tolérés. Aussi les velléités de Sylvanus Olympio de se rapprocher de l’Allemagne et de battre une monnaie nationale souveraine garantie par le deutsche mark étaient-elles perçues comme de véritables provocations, pis des humiliations pour ce nègre qui de surcroît se faisait conseiller pour les affaires de sécurité par un officier français, le commandant Georges Maîtrier. Un sergent devenu général dans l’intérêt de son éternité propre et accessoirement de celle de sa parentèle ne s’occuperait guère de vaseuses questions d’intérêt collectif, sorbonnard ou pas. Ne valait-il pas mieux un fruste et ubuesque sergent-général à un nationaliste, démocrate, formé qui plus est en Angleterre, c´est-à-dire disqualifié des festins françafricains ?

Le Togo était de plain-pied dans le pandémonium franco-éyademaien, et une traînée de victimes, de morts, d’exilés et déplacés par milliers, d’affamés, de prisonniers allaient caractériser ce régime de plus de 40 ans de fusion prédatrice.

Au courant des années 90 la communauté européenne devait arrêter toute coopération avec cette autocratie bicéphale, bilocalisée à Paris et à Kara -village de Eyadéma au nord Togo-, cependant tous les gouvernements français n’auraient de cesse de présenter un visage internationalement acceptable des abominations des réseaux à filiation Foccart-Eyadema.

Dans les années 90 où les aspirations démocratiques ont repris une vigueur en Afrique, la plupart des autocrates françafricains et souvent franco-africains de nationalité se sont illustrés par des tactiques de modération, d’évitement de leurs vieux démons, quand bien même le fond demeurait inchangé. La violence Eyadéma elle, toujours subventionnée par la France n’a pas fléchi d’un iota, ni même masqué son visage. La commission européenne énumère ainsi les atteintes au processus démocratique et aux droits de l’Homme qui l’ont conduit à isoler le régime togolais :

- avril 1991 : massacre de la lagune de Bè. 28 corps sont repêchés. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) révéla que ces crimes sont l’œuvre de commandos parachutistes

- 3 Décembre 1991 : attaque de la Primature par les putschistes, coup de force contre la Transition démocratique en cours

- 5 Mai 1992 : Attentat de Soudou contre Gilcrist Olympio opposant le plus connu

- 23 Juillet 1992 : Assassinat de Tavio AMORIN opposant, par deux policiers

- 22-23 octobre 1992 : Séquestration et violences sur les membres du Haut conseil de la République par des militaires

- 30 janvier 1993 : massacre de Fréau Jardin. Plus de 300.000 manifestants pacifiques sont pourchassés les militaires et des policiers. Le bilan exact est difficile à établir ; des camions de l’armée ayant emporté de nombreux cadavres vers une destination inconnue. On dénombre plus de 30 morts.

- 24 Juin 1998 : Hold up électoral et renforcement de la suspension de la Coopération

L’assassinat de Sylvanus Olympio a été le coup d’envoi d’un règne sans partage des clans prédateurs français et africains reposant sur une violence permanente, une corruption de tous les instants et une duperie internationale habillant les razzias de l’alliance interlope des démocrates diurnes avec les autocrates affichés. Il est emblématique des crimes des origines, sacrificiels, qui ont fermé la voie à une trajectoire africaine plus conforme aux idéaux et aux vœux d’une majorité d’Africains et de Français.

Le Togo c’est la face tyrannique de la France autant que celle du Togo. Et cette face soigneusement maquillée pour l’opinion politique locale, ne pourrait entretenir, sur plus d’un siècle de turpitudes coloniales, une étanchéité infranchissable avec la pratique démocratique hexagonale.

Sources principale : Jacques Morel, Calendrier des crimes de la France d’Outre-mer, L’Esprit frappeur, Paris, 2001

Lire aussi : François-Xavier Vershave, La Françafrique. Le plus long scandale de la république, Stock, P. 109-126 ; Pascal Krop, Le Génocide franco-africain, J.C. Lattès, 1994, P.111.



Akam Akamayong


Fuente: Afrikara

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