Communiqué & Réflexions !
Je voudrais, par le biais de cette réflexion, exprimer mon point de vue sur ce sujet brûlant qu’est l’immigration.
Les événements politiques récents en Europe qui ont vu la poussée subite électorale du parti populiste xénophobe dans la sphère politique Hollandaise, et l’élimination surprise en France, par le candidat du Front National, du candidat socialiste et dernier Premier Ministre de la cohabitation pour l’élection présidentielle en avril et mai dernier, ont sans doute, amenés les gouvernements européens à précipiter un conciliabule à Séville qui, d’ailleurs s’est achevée par une conclusion sommaire.
La proposition de la Présidence Espagnole de l’Union-Européenne visant à « sanctionner les pays dont les immigrés sont originaires » me paraît aberrante !!
Je crois pour ma part, que ce n’est pas la bonne manière de lutter efficacement contre l’immigration clandestine.
Nous connaissons tous les causes de cette vague d’immigration sauvage. Elles sont à la fois économiques et politiques. Les régimes politiques pseudo-démocrates des pays en développement d’Afrique et d’ailleurs ont provoqué une situation sociale et politique sans précédente qui, depuis un quart de siècle a acculé leurs populations dans la misère et la pauvreté.
Et si l´Africain, l’Arabe, le Chinois ou le Sri Lankais immigre vers l’Europe ou l’Occident, c´est dans l´espoir de trouver le mieux vivre après s´être échappé de la cage de l’immondice que lui confère le tout-puissant Président de la République ou monarque en chef, de son pays.
Je soutiens l’idée que l’Europe, tout comme l’Occident d’ailleurs, ne doit pas devenir une vaste banlieue d’accueil de tous les dépourvus du Tiers-Monde.
Il faut stopper la spirale de cette vague d’immigration incontrôlée qui, à moyen terme, risque de déstabiliser le tissu économique et social des pays industrialisés. Car, force est de constater, qu’en Europe dans les cités ou les zones de non droit, là-bas, les immigrés y installent petit à petit, le système pervers que constitue l’économie informelle et qui est à l’origine des mécanismes du sous-développement du Tiers-Monde.
Pour parvenir à une politique juste de lutte contre ce déferlement de l’immigration, je propose une « réorientation de la politique d’aide au développement des pays » dont les immigrés sont originaires.
Il faut des mesures d’accompagnement efficace et énergiques et ce, par une politique de réinsertion d’envergure des clandestins dans leurs pays d’origine dès leurs expulsions pacifiques.
Ces mesures d’accompagnements pourraient se faire par le biais des ONG (Organisations Non Gouvernementales) nouvellement constituées qui, grâce aux aides publiques versées par l’Union Européenne, pourront piloter sur place, des « micro-projets socio-économiques » susceptibles d’absorber là-bas, aussi bien les éternels chômeurs nationaux que les clandestins et les autres « sans papiers » de retour au bercail.
Etant donné que les dirigeants politiques des pays en développement ont démontré leur incapacité à promouvoir la croissance économique de leur pays, je propose que 30 à 50 % de l’aide publique européenne accordée aux régimes politiques à dominants dictatoriaux soit désormais confiée aux ONG qui pourront l’utiliser pour créer des structures économiques fiables favorisant la création d’emplois.
Fuente: Mr Manuel RUBEN N’DONGO , Consultant Politique, Ec