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Editorial

LE SOMMET DE DURBAN EN AFRIQUE DU SUD


publicado por: De Mirepoix Marie-Caroline el 09/07/2002 12:21:00 CET


Naissance de « l’Union Africaine, » quelles perspectives Economiques ?

Point de vue !

Hier lundi, s’est ouvert à Durban (Afrique du Sud ) le Sommet du « syndicat des Chefs d’Etats Africains » qui a pour objet : la naissance de « l’Union Africaine. » Et par la même occasion, les dirigeants politiques présents devront prononcer la « fin » de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine).

D’après les auteurs du projet « UA » (Union Africaine), cette dernière, à l’instar de l’ex CEE (Communauté Economique Européenne) ou de l’actuelle UE (Union Européenne), devrait être « plus efficace et plus apte à résoudre les problèmes socio-économiques » que connaît aujourd’hui l’Afrique.

Avant de proposer ma réflexion sur le sujet, un bref rappel historique permettra d’éclairer le lecteur sur ce point de vue du parcours sur lequel les Chefs d’Etats et gouvernements successifs africains ont conduit l’OUA depuis sa création en 1963.

La lutte d’indépendance menée ici ou là en Afrique sous l’occupation coloniale par les premiers hommes politiques africains : francophones et anglophones, lusophones et hispano-ibériques … etc, a permis dès 1960, à bon nombre de pays d’accéder à leur souveraineté nationale.

En réalité, les idées du panafricanisme dont l´OUA est l’émanation datent des années 1900, date à laquelle le premier congrès panafricain a eu lieu à Londres.

Entre 1900 et 1927, cinq congrès eurent lieu et ce, afin de promouvoir la solidarité africaine et protester contre la colonisation. A ces réunions, les délégués venaient de partout : de l’Afrique aux Etats-Unis, en passant par les Antilles.

Ce vaste mouvement a pratiquement disparu dans les années 1930, mais en 1944, plusieurs organisations africaines & « Afros » de toutes les contrées fondèrent la « Fédération panafricaine », et le sixième congrès panafricain fut organisé en 1945.

Dans les années 1950, les ressortissants africains, qui représentaient alors la majorité des délégués, exigèrent l´indépendance.

C’est ainsi que les États nouvellement indépendants d’Afrique ont décidé de former diverses organisations économiques et politiques.

La première conférence des États africains indépendants se réunit au Ghana en 1958. Deux blocs apparurent au début des années 1960 : Le groupe de « Casablanca » et le Groupe de « Monrovia. »

1. Le groupe dit « de Casablanca » (MAROC) qui, en son sein rassemblait les États les plus réactionnaires (Ghana de Nkrumah, Guinée de Sékou Touré, Egypte de Nasser etc…) et radicaux partisans d´une «indépendance totale» fut créée en janvier 1961. Managé et très influencé par le Président du Ghana Mr Kwame Nkrumah, ce groupe réclamait « l´unité politique panafricaine. »

2. Le groupe dit « de Monrovia » (LIBERIA), était composé des Chefs d’Etats modérés & « conservateurs » qui prônaient une ouverture avec le monde occidental. Ce groupe se réunit en 1961 et adopta un programme d´unité économique « graduelle. » Les dirigeants de ce groupe (l´empereur d´Éthiopie Hailé Sélassié Ier, Abubakar Tafawa Balewa Premier ministre du Nigeria… etc.) étaient partisans d´une « indépendance tempérée par des accords de coopération » avec l´ancien colonisateur.

C’est ainsi qu’en mai (le 25) 1963 à Addis-Abeba (Ethiopie), les représentants de la plupart des États africains indépendants de cette époque-là fondèrent l´OUA.

Pire encore, l’OUA, en pleine guerre froide, adhérente au « Mouvement des Pays Non-alignés » dont les instigateurs notoires étaient les chefs marxistes Fidel Castro de Cuba et le Maréchal Tito de l’ex-Yougoslavie, prit parti pour la cause palestinienne. C’est ainsi qu’en 1973, un appel fut lancé – par cette institution africaine sans projet politique pour l’Afrique – à l´Europe pour « qu´elle s´allie aux pays africains et au monde arabe contre Israël. »

Depuis lors, il convient de souligner que l´OUA n’a eu de rôle que lors de quelques actions conciliatrices : le conflit algéro-marocain du Sahara Occidental, les litiges ghanéo-voltaïques ou celui de la Somalie et l’Ethiopie... Ou encore le conflit somalo-kenyan.

Les dirigeants politiques africains, incapables de conduire le continent africain vers la prospérité économique et la stabilité politique, ont plongé l’OUA dans une impasse politique !!

Elle a essuyé plus d’échecs qu’elle n’a apporté de solutions positives en Afrique.

L’OUA, ou plus précisément les Chefs d’Etats en charge des destinées de l’Afrique ont montré leur incapacité et leur incompétence à résoudre les problèmes nés de la guerre du Biafra et le conflit de l’ex Congo Belge ; le Sahara Occidental, le conflit angolais, le génocide des grands lacs au Rwanda… Sans omettre les affrontements fratricides au Tchad, en RCA (République Centrafricaine), au Liberia, en Sierra Leone… etc. Hélas, cette liste est loin d’être exhaustive.

Au regard de ce triste bilan de près de quarante années de gestion catastrophique de conflits et de stagnation économique et sociale de l’Afrique, je m’interroge :

Après l’OUA, puis le récent NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement Economique de l’Afrique), que va faire demain cette nouvelle « Union Africaine » fraîchement sortie des tiroirs des dirigeants plus soucieux de garnir leurs comptes bancaires à l’étranger que d’œuvrer sur le devenir de leurs compatriotes écrasés au quotidien par la misère et la disette ? Sera-t-elle capable de relever les défis du sous-développement en Afrique ?

L’UA, pour quels objectifs économiques ? Quel projet de société pour l’Afrique du XXIème siècle ? Quelle fiscalité et quelle harmonisation des politiques monétaires communes africaines ? Quelles institutions démocratiques ? Quelle place pour la femme africaine ? Quel pouvoir d’achat pour les populations les plus démunies ? Quelle politique de la santé publique, des soins et de protection sociale ? Quelles lois juridiques et quelles législatures nationales des Etats membres de cette UA ? Qui va légiférer ? Où, quand, et comment ?

Autant de questions qui demeureront pour longtemps encore sans réponse et qu’aucun des acteurs politiques présents à l’heure actuelle à Durban seraient en mesure d’apporter le moindre éclaircissement.

Ma réflexion personnelle m’amène à conclure que les dirigeants politiques africains d’hier à aujourd’hui n’ont aucune volonté politique d’agir efficacement pour mettre en œuvre un projet de société susceptible d’éradiquer le spectre de la misère qui hante les bidonvilles et villes africaines.

Aujourd’hui, ce dont l’Afrique a besoin, c’est d’un vrai PROJET DE SOCIETE qui devrait être appliqué par des dirigeants compétents ayant un sens de responsabilité dans la gestion des affaires publiques de leurs pays.

Pour instaurer « l’économie de marché, » il faut avant tout adopter une stratégie politique économique d’envergure et ce, à moyen et à long terme.

Elle devra être clairement définie et devant servir de rampe de lancement à des projets de développement précis et bien délimités dans l’action.

C’est la raison pour laquelle, je crois pour ma part, que le système économique le plus viable pour l’Afrique du XXIème siècle serait le « libéralisme économique et concerté. » Car, il permettrait aux nationaux africains et investisseurs occidentaux de participer pleinement à cette relance de la « nouvelle économie africaine et chaque partie en tirerait le profit. C’est la raison pour laquelle, je suggère :

1- Une politique fiscale adaptée

2- Un dépoussiérage et une réorganisation de l’administration publique africaine

3- Une réorganisation du système juridique, politique & institutionnel

4- Le renforcement de la démocratie et du pluralisme par la naissance de vrais parlements nationaux

5- Un soutien actif de la production artisanale

6- Un plan « Marshall » pour l’Afrique

En ce qui concerne les pays Africains, il ne suffit pas de plagier le modèle européen (UE) pour coucher artificiellement, sur une feuille de papier, une « Union Africaine » dont on sait bien que les décisions prises autour d’un gueuleton ne pourront jamais sortir l’Afrique de son état aggravé de sous-développement.

En Europe, avant d’arriver au stade actuel de la construction de l’union, il faut remonter un peu en arrière pour résumer le chemin parcouru par l’Europe Occidentale d’hier à aujourd’hui.

En effet, après la seconde guerre mondiale, grâce au fameux « plan Marshall » et grâce également à la ferme volonté des dirigeants politiques européens à relever les défis des dégâts causés par cette terrible guerre, le vieux continent fut ainsi rebâti et ce, à commencer par l’instauration des régimes démocratiques et pluralistes. Puis, petit à petit, les gouvernements issus de ces régimes souverainement élus par les peuples se sont attelés à :

1- Promouvoir le redressement économique et social

2- Lutter contre l’inflation et la paupérisation

-3 Instaurer un régime fiscal approprié

4- Garantir la libre circulation des personnes, des marchandises et des biens

5- Garantir les libertés fondamentales des citoyens…. Etc.

Quelques années plus tard, les gouvernements de l’Europe Occidentale ont réussi à entraîner leurs pays dans « l’économie de marché » et leur capacité de production industrielle s’est mise à fonctionner à plein régime et produisant de ce fait, des richesses abondantes qui ont donné un pouvoir d’achat décent à leurs populations. Petit à petit, l’idée de bâtir l’Union est née.

Le plan Schuman du 18 avril 1951 traçant les voies de l’union sur le vieux continent fut signé par six Etats : la République fédérale Allemande, la France, l´Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Le plan Schuman devint ainsi une réalité institutionnelle qui créa la « Communauté européenne du charbon et de l´acier » (CECA). Ancêtre de la CEE et de l’UE.

Or en Afrique, le projet de bâtir un pseudo « union » qui est discuté en Afrique du Sud ne semble pas suivre le cheminement des Européens pour la construction de l’union.

A l’heure actuelle, l’Afrique est ravagée par près d’une dizaine de conflits armés et fratricides.

Le Sida tue chaque jour hommes, femmes et enfants y compris un bon nombre d’élites. Les paysans vivent au jour le jour sans projet d’avenir, le pouvoir d’achat est quasiment inexistant et les populations crèvent dans la misère.

Dans certains pays (la Guinée-Équatoriale par exemple), les lieux de détentions arbitraires sont engorgés des prisonniers politiques injustement incarcérés. La « démocratie tribale » à l’Africaine n’avance qu’au gré et aux bons vouloirs des despotes en place. Les persécutions ainsi que les tortures d’opposants ont repris de plus belle et ce, dans l’indifférence totale de la communauté internationale.

Et pendant ce temps en Europe, on palabre et on reparle des « sans papiers » ou plus précisément, des immigrés clandestins dont bon nombre son originaires de l’Afrique Sud-Saharienne.

Que faudrait-il faire pour que les pays occidentaux et l’Europe en particulier comprennent enfin que l’Afrique n’avancera point tant qu’il n’y aura pas un changement significatif sur le plan des institutions ? Comment peut-on espérer que le NEPAD, ou plus encore la nouvelle « Union Africaine » puissent changer quelque chose dans la situation chaotique que vit l’Afrique dans la mesure où, en plus d’un quart de siècle de règne, ces mêmes dirigeants n’ont rien fait pour sortir leurs pays du sous-développement ?

L’Europe n’ignore pourtant pas que là-bas, le système économique des Africains érigé depuis la décolonisation par les dirigeants successifs est basé sur une « économie tribale » dont les seuls profiteurs est la classe régnante et les notables du régime.

Dans ces conditions, comment voulez-vous que l’on fasse des projets d’investissements capitalisant et de développement dans cette Afrique ubuesque si le système de libéralisme économique et la libre entreprise n’est pas le modèle de société ?

Il convient de souligner, que ce n’est pas en changeant de nom des institutions ou en en créant des nouvelles que l’on fera avancer l’Afrique. Ce qu’il faut pour le continent Africain, c’est une vraie « mutation politique profonde » et un changement d’hommes dans l’appareil politique de l’Etat. Des hommes et femmes intellectuellement évolués et responsables capables de conduire les pays africains vers un destin économique et social plus radieux.

M. Manuel RUBEN N’DONGO
Franco-Africain, Consultant Politique, Ecrivain et
Spécialiste des Questions Africaines

Manuel RUBEN N’DONGO est l’auteur de deux ouvrages :

Regard sur l’Immigration Africaine en Europe (Éditions des Écrivains Paris 1999-2000) France
L’Afrique Sud-Saharienne du XXIème Siècle (1) (Éditions l’Harmattan Paris 1997) France


(1) Préface de M. Bernard Stasi, ancien Ministre, Médiateur de la République.




Fuente: Melle Marie-Caroline de Mirepoix (FRRAGE - PARIS)

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