Les enviamos e inorme final de la Cumbre:
”IV ASSISES DE LA MISSION DES PREMIERES DAMES D’AFRIQUE POUR LA PAIX ET QUESTIONS HUMANITAIRES
RAPPORT GENERAL
Malabo du 14 au 16 mai 2003
La Mission des Premières Dames d’Afrique pour la Paix et Questions Humanitaires a tenu, sous la Présidence de Son Excellence Madame Constancia MANGUE de OBIANG, Première Dame de la République de Guinée Equatoriale, et Président de la Mission des Premières Dames d’Afrique, ses IV assises au Palais des Conférences de Banapa, Malabo, République de Guinée Equatoriale, du 14 au 16 mai 2003, après celles d’Abuja au Nigeria en 1997 et 1999, et celle de Libreville en 2001.
Les pays ci-après ont participé aux travaux de ces assises:
· Angola
· Bénin
· Burkina Faso
· Burundi
· Cameroun
· Congo
· Gabon
· Ghana
· Guinée
· Guinée Equatoriale
· Libye
· Mali
· Maroc
· Niger
· Soudan
Plusieurs délégués d’Organisations Internationales ont également pris part aux présentes assises, notamment, l’Union Africaine, les Nations Unies, PNUD, l’UNICEF, ONUSIDA, la CEEAC.
Des ONG nationales et du Continent ont également scellé leur présence au forum.
La cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée dans la «Salle de la Paix» du Palais des Conférences Internationales de Banapa, a été marquée par l’allocution d’une représentante du Maire de Malabo, le discours rapport de la Ministre des Affaires Sociales et Condition Féminine, les discours de la Présidente Sortante, l’allocution de la Présidente en Exercice de la Mission des Premières Dames, des nombreuses messages des Délégations et Invités Spéciaux et le discours d’ouverture de Son Excellence Monsieur le Président de la République.
La Représentante du Maire de Malabo, s’est montré très honoré de ce que ce IV Sommet se soit tenu en la capitale d’où il est le Maire et a souhaité au nom de toute la corporation municipale, une agréable séjour à ses hôtes de marque et beaucoup de succès à la Mission des Premières Dames d’Afrique. Elle a également souhaité un fructueux travail à Malabo à tous les participants au Sommet.
La Ministre des Affaires Sociales et de la Condition Féminine, en rappelant au forum le rôle de plaidoyer confié aux Premières Dames, a tenu à souligner les différentes formes de violations dont les enfants et les femmes sont victimes au déclanchement des conflits armés.
Elle avait tenu à saluer l’engagement pris par les Premières d’Afrique pour traduire en réalité le souhait d’institutionnaliser la Mission des Premières Dames et à renouveler le désir de voir leurs maris s’impliquer davantage dans la noble tâche que la Mission s’est assignée.
La Ministre avait, en outre, déploré le manque de progrès constaté depuis le Sommet de Libreville, dans la mise en œuvre des nombreuses décisions prises, et le faible intérêt que certains leaders accordent à l’affectation des ressources significatives dans leurs budgets nationaux visant la promotion de la participation des femmes dans les organes de prévention, de gestion et de solution des conflits.
La Ministre des Affaires Sociales et de la Condition des Femmes de la Guinée Equatoriale, sollicitait, par ailleurs, le patronage des Premières Dames en vue du renforcement des capacités d’intervention des ONG’s impliquées dans l’application des programmes de réinsertion en faveur des personnes déplacées.
À tour de rôle, la Conférence a entendu les messages des Délégations de Burundi, Burkina Faso, Gabon, le Président par intérim de l’Union Africaine, le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies, le représentant de l’UNICEF, le Secrétaire Général de la CEEAC et la Représentante de la Première Dame du Soudan.
.Elles sont toutes remercié les autorités équato-guinénnes pour leur accueil chaleureux et les facilités accordés à l’organisation de ces assises.
Mme Edith Lucie BONGO, Première Dame du Gabon, a fait remarquer que l’adoption des statuts dans la vie d’une association était un instant exceptionnel, car elle représente la confirmation d’une volonté et le renouvellement d’un engagement.
Elle a lancé un appel aux Chefs d’Etat, bailleurs des fonds et partenaires au développement pour contribuer à l’accomplissement de leur Mission sur les plans, moral, matériel et financier.
Mme Chantal CAMPAORE, Première Dame du Burkina Faso, a signalé la fragilité de la femme dans des situations de crises qu’elle n’a nullement fomentées. Elle a fait appel à la nécessaire implication solidaire des femmes africains pour l’instauration de la paix, à travers la construction d’une structure cohérente qui puisse combattre la misère, la faim et la maladie en Afrique.
La Première Dame du Burundi, Mme NDAYIZEYE ANDE, a félicité les efforts pour le maintien de la paix, entrepris par les peuples africains, par le biais de leurs Premières Dames.
Monsieur Amara Essy Président intérimaire de l’Union Africaine a remercié l’invitation que lui a adressé le pays qu’il a qualifié de béni et sage, la Guinée Equatoriale. Il a promis d’appuyer les Premières Dames d’Afrique pour leur décision de soutenir leurs maris dans la difficile tâche de bâtir la paix, comme fondement du développement et du progrès. Il rappelle les effets désastreux découlant des situations de conflits et de violence en Afrique, et il suggère une triste conscience de l’Africain sur la situation et une action commune, car « l’Homme est le remède de l’homme » dit-il, en cherchant toujours à impliquer la jeunesse dans la recherche des solutions.
Le représentant régional de l’UNICEF, Monsieur Christian Lauder, a salué le modèle de coopération envisagé par la Mission et sa prédisposition à tenir compte de des instruments du système des Nations Unies, ce qui rendait plus facile et cohérent l’appui de l’UNICEF aux initiatives de la Mission.
Pour la Première Dame de Guinée Equatoriale, Son Excellence Madame Constancia MANGUE de OBIANG, le rôle qu’assume la Mission des Premières Dames d’Afrique devient de plus en plus important à partir du moment où elles se sont engagées avec détermination à s’impliquer directement et activement, aux côtés de leurs Epoux, des Gouvernements des Etats africains et de la Communauté Internationale dans son ensemble, pour apporter leur contribution à la prévention des guerres et conflits, promouvoir la construction d’une culture de paix durable, mener une lutte pour l’éradication de la pauvreté et soutenir tous les efforts en faveur des droits politiques, économiques et sociaux qui puissent renforcer l’amélioration progressive de la qualité de vie des couches sociales les plus défavorisées de nos peuples, victimes des conséquences des guerres et des conflits.
La Première Dame a également indiqué que la raison de la rencontre de Malabo consistait à joindre tous les efforts pour atteindre les objectifs fixés et devenir à la fois promotrices et partis des changements et améliorations qui doivent être apportées pour doter à la Mission d’une base juridique et institutionnelle cohérente avec les aspiration de Toutes en vue de résoudre l’absence d’une structure organique et réglementaire que connaissait encore la Mission.
Elle a, en outre, exhorté la nécessité de faire un bilan du chemin parcouru pour remplir les engagements pris lors du Sommet de Libreville afin d’orienter et mieux envisager l’horizon de la Mission, au rythme de l’évolution actuelle du monde avec tous ses défis.
Elle a, enfin, souligné la nécessité de
doter à la structure qui vient de naître, d’un mécanisme de financement de ses initiatives, sans préjuger ce que chaque Gouvernement ou Association entreprendra de son propre chef. Ce mécanisme pourrait avoir la forme d’une fondation inspirée par les idéaux de paix et d’action humanitaire de la Mission.
Pour le Président de la République de Guinée Equatoriale, Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, l’initiative des Premières Dames d’Afrique est digne d’éloge, car elles sont des véritables témoins quotidiens des souffrances de nos populations.
Le Chef de l’Etat a ensuite réaffirmé la détermination de tous les dirigeants africains de donner tout l’appui politique et moral nécessaire pour atteindre les objectifs fixés par la Mission. Il s’est engagé a contacter ses paires dans le but d’entériner le thème de la Mission des Première Dames d’Afrique pour une discussion approfondie.
Il a également souligné la nécessité d’une meilleure assimilation des valeurs modernes dans nos sociétés, les techniques pour promouvoir la croissance économique, la justice distributive dans un Etat de structure complexe, les modernes systèmes démocratiques.
Il appartient aux dirigeants d’inculquer aux populations une culture de paix, de dialogue, de justice et de la tolérance, une vision que partage entièrement la Mission, et défaut de quoi on abouti inéluctablement aux conflits, parfois armés.
Le Président de la République a réaffirmé la détermination de Son Gouvernement d’apporter toute l’aide nécessaire pour la mise en œuvre de la Fondation dont la création a été proposée à ce Sommet.
La deuxième partie de la cérémonie d’ouverture a été ponctuée par les communications des Premières Dames ou leurs Représentantes et des organisations du système des Nations Unies, l’UA et des ONG’s. Dans l’ensemble elles ont salué la pertinence du thème cardinal du Sommet.
La cérémonie d’ouverture s’est achevée par la mise en place d’un Bureau du IV Sommet de la Mission des Premières Dames d’Afrique pour la Paix et Questions Humanitaires. Il est composé comme suit:
·Présidence:GUINEE EQUATORIALE
·Première Vice-présidence : GABON
·Deuxième Vice-présidence : GUINEA (KONACRY)
· Rapporteur : GUINEE EQUATORIALE
· Co-rapporteur : GABON
· Co-rapporteur : BURUNDI
· Co-rapporteur : BURKINA FASO
Les travaux se sont poursuivis en séances à huis clos, et en séance plénière au terme desquelles, les Premières Dames d’Afrique sont parvenues aux accords suivants:
1.L’adoption du Statut et du Règlement Intérieur de la Mission des Première Dames pour la Paix ;
2.L’élection de Son Excellence la Première Dame du Burkina Faso, à la Présidence de la Mission et pour les deux prochaines années. ”
Malabo, 17 de Mayo 2003
Ministerio de Informació, Turismo y Cultura
Fuente: Ministerio de Información, Turismo y Cultura