Malabo:  29°C | Rocío: 26°C
   Madrid:  25°C | Rocío: 04°C
 Malabo     Madrid
Logo de genet
      Buscar: en:   Noticias   Enlaces   Anuncios  

Login

Home
Intro/Ayuda
Noticias
Anuncios
Autores
Lenguas
Foro de Debates
Apuestas
Quiz
Calculador de Francos CFA a Euro
Calculador de Euro a Francos CFA
F CFA <---> Euro
Cambios Recientes
Contacto
Suscribirse
Foro/Chat
Estadística
Enlaces
Documentos
Promoción
Su página de inicio
Recomendar

¡Viva Patricio Nbe!

Visitas desde
06/02/2003 :


Galeria de Ilustres de Guinea Ecuatorial

Formato para impresión Email anterior Noticias posterior Compartir en Twitter

Editorial

L’ALTER-MONDIALISME : « UN MACHIN » NOSTALGIQUE DU MOUVEMENT DES PAYS NON-ALIGNÉS ?


publicado por: RUBEN Manuel el 20/01/2004 22:52:39 CET

Mondialisation, pour quel projet de société « humanitaire » ?
_______________________________

Point de Vue !

Par Manuel RUBEN N´ DONGO, écrivain franco-africain, consultant politique

Les Alter-Mondialistes organisent en Inde, pays de castes et de ségrégation raciale & sociale, la 4e édition de leur « Forum social mondial » où il sera question, non pas d’aborder d’une manière objective, des sujets relatifs à l’évolution économique et politique des pays émergents dits du Tiers-monde, mais de manifester…, et aussi de prononcer des discours creux anti-impérialistes qui stigmatisent le libéralisme occidental.

Le FSM ou le « nouveau » mouvement des pays non alignés bis, éternel opposant à la mondialisation dite libérale, entend élargir son mouvement altermondialiste à l’Asie et il paraît qu’en 2006, ce sera au tour de l’Afrique. Et ce n’est pas tout, les organisateurs du FSM ne baissent pas les bras dans leur croisade contre l’impérialisme occidental (mondialisation libérale). Ils soulignent « qu’en dépit des forums sociaux régionaux, l’implantation du mouvement reste plus faible en Afrique et en Europe de l’Est. » C’est pourquoi le rendez-vous est déjà pris sous les tropiques, en terre Massaï.

À vrai dire, depuis l’effondrement du communisme soviétique, des idéologies socialo-communistes, marxisantes et révolutionnaires, le système de pensée unique, élargit sur toute l’étendue de la planète du Tiers-monde, n’est pas resté amorphe.
Pour galvaniser les troupes des peuples opprimés et exploités par leurs propres systèmes de gouvernement, les altermondialistes, nouveaux ambassadeurs des pauvres, ne trouvent de facteurs aggravants pour ces pays que dans le « déséquilibre d’échanges commerciaux » qui existent entre le Nord (riche) et le Sud (pauvre).

Un peu d’Histoire nous permet de replonger dans les années folles de la guerre froide.

Après plus de 70 ans de communisme, de socialisme scientifique et de révolutions Marxistes-Léninistes incarnés par les ex-pays du « Pacte de Varsovie, » les anciens gouvernements satellites révolutionnaires d’Amérique Latine, d’Asie, du Proche et Moyen-Orient et d’Afrique qui se sont inspirés de ce système prolétaire dit « du partage des richesses pour tous, » ont été confrontés à des situations sociales chaotiques incontrôlables : corruption à grande échelle, disette, paupérisation, conflits armés fratricides, déchirements ethniques et politico-religieux ; sans omettre l’oppression, le népotisme, et la gabegie.

Résultat de cette politique collectiviste et centralisée : un effondrement total des systèmes socio-économiques des pays dont les dirigeants, plus compétents dans les discours politiques et dans la propagation des idéologies complètement déconnectées des réalités que des actions sur le terrain, avaient fait rêver à un monde meilleur.

Au siècle dernier, soit après la seconde guerre mondiale et le partage du monde en deux blocs (Est-Ouest), socialistes & communistes, révolutionnaires (Castro, Mao, Kil Im Sung, Che Guevara, Lumumba, Sekou-Touré, Tito… etc.) et anarchistes se sont empressés pour « mondialiser » une certaine doctrine dite « égalitaire » qui, à leurs yeux, était l’unique voie pour sortir le Tiers-monde du sous-développement.

Le Mouvement des pays non alignés, artifice des dirigeants révolutionnaires du Tiers-monde qui, refusant de faire ouvertement la cuisine de la politique soviétique, n’en demeure pas moins l’instrument de la doctrine socialo-communiste au service de l’URSS. Car la création en Yougoslavie en 1961 du Mouvement des Pays Non-Alignés en est la preuve.

En effet, ce mouvement des « pays non-alignés » prend naissance à Belgrade, capitale de la Yougoslavie socialiste, où se réunissent en 1961 (du 1er au 6 septembre), vingt-cinq pays du Tiers-monde à l’invitation du Président yougoslave, le Maréchal Tito.
Outre le chef de l’État du pays hôte, on trouve parmi les principaux initiateurs de ce vaste mouvement anti-impérialiste déguisé sous la forme, l’Égyptien Nasser, l’Indonésien Sukarno, le Birman U-Nu, l’Indien Nehru ainsi que l’Éthiopien Hailé Sélassié…. Et quelques années plus tard : Castro, Kim Il Sung, Ceaucescu, Kadhafi, Idi Amin Dada, Bokassa, les Duvalier… (cette liste est loin d’être exhaustive)… etc., viendront renforcer le clan de cette vaste coalition antilibérale. En fait, un véritable « club » des dictateurs du Tiers-monde.

Lié au mouvement de décolonisation qui connaît un succès diplomatique certain avec la conférence de Bandung (île de Java en Indonésie) en 1955, « le non-alignement » exprime déjà à l’époque la volonté des nations devenues indépendantes, « d’affirmer leur existence face aux grandes puissances. »

Recherchant une voie intermédiaire entre la puissance USA et l’expansionnisme de l’URSS, les pays du Tiers-monde, qui représentent plus de la moitié de l’humanité, prétendaient alors à un rôle « d’arbitre » entre les blocs.

En ce sens, le non-alignement se voulant de la neutralité – ambiguë – dans la mesure où il implique une participation active aux affaires internationales au travers de l’ONU.

Ainsi, la conférence de Belgrade rejette le système des deux blocs et réaffirme le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance, ainsi qu’à la libre disposition de leurs richesses.

Enfin, sous l’égide de l’ONU, la première conférence de Belgrade réclame aussi la création d’un fond d’équipement pour venir en aide aux pays en voie de développement.

Aujourd’hui, le Forum social mondial ou plus encore l’altermondialisme, n’apporte pas d’élément nouveau dans la lutte des classes qui oppose pays riches et pays pauvres par le biais d’anarchistes de tous horizons et de révolutionnaires interposés.

L’échec économique du socialo-communisme et des régimes politiques révolutionnaires autrefois alliés au Mouvement des pays Non-alignés est la conséquence de l’émergence du phénomène FSM (Forum Social Mondial) qui a vu le jour à Porto Alegre (Brésil) il y a trois ans.

Si les dirigeants du mouvement « Attac-France » connus par leurs discours anticapitalistes, affirment tout de go, que « l’Amérique latine est devenue partie prenante d’une contestation de la mondialisation libérale jusqu’alors essentiellement euro américaine et Bombay jouera le même rôle pour l’Asie du Sud, » rien d’étonnant à tout cela ! Car l’Histoire est un éternelle recommencement !! Le FSM est une sorte de « Mouvement des pays Non-Alignés » bis constitué par une coalition hétéroclite d’anarchistes occidentaux et de révolutionnaires du Tiers-monde.

Ce qui me laisse dubitatif, c’est le caractère idéologique désordonné du FSM. Plus préoccupés par la communication en vue de faire de l’audience au sein des populations appauvries du Tiers-monde prêtes à suivre n’importe quel messie, les principaux animateurs altermondialistes se soucient davantage, non pas de la misère quotidienne des pays pauvres, mais de la conquête « d’anciens et nouveaux pauvres » dans le seul but de gonfler artificiellement les rangs des contestataires sans projets alternatifs.

Il ne suffit pas de crier haut et fort : au secours des pays pauvres, mais que fait-on concrètement pour construire des puits d’eau potable, des écoles de brousse, des centres de soins et des PMI dans les villages les plus reculés du Mali, du Sénégal, du Libéria, du Nicaragua, du Honduras ou du Viet-Nam ?

Il ne suffit pas de dénoncer à Porto Alegre, sur le Plateau du Larzac ou à Bombay les effets pervers de la mondialisation, mais que fait-on pour venir en aide aux enfants affamés d’Égypte, du Soudan, d’Éthiopie, des Favelas du Brésil et de Buenos Aires ?

Les intentions dans les discours publics relayés par les médias du monde entier ne suffisent plus !! Il faut aussi des actes concrets pour que les populations concernées par la misère, sentent enfin, qu’au-delà des discours, des initiatives individuelles sont menées ici ou là par ceux qui, de par le monde, animent le FSM et mangent à leur faim, vivent dans des logements décents, et ne galèrent point pour trouver un emploi, une aide sociale ou une assistance publique. A noter que plus de 70 % des participants en 2003 du récent FSM de Porto Alegre, majoritairement originaire de l’Europe occidentale, avaient fréquenté l’enseignement supérieur.

Ce chiffre est très significatif !!

Et pourtant, à chaque rassemblement des altermondialistes, c’est la ruée : des militants et sympathisants voués à la cause, des anarchistes et révolutionnaires de tous horizons, des politiciens démagogues et badauds affluent de partout. On dénombre parfois des centaines de milliers de personnes, avoisinant entre 100 000 et 200 000 par rassemblement.

Chiffres records !!

Pour des journées de palabres sans perspectives et sans contre propositions à la « mondialisation » c’est un gâchis. C’est une machine politicienne qui ne cherche qu’à déstabiliser le tissu économique et social occidental.

Des sommes importantes sont pourtant dépensées, non seulement par les organisateurs accueillant cette marée humaine, mais aussi par les déplacés eux-mêmes qui dépensent à volonté :

1-) Frais de séjour et déplacement,
2-) Les dépenses courantes liées à la participation à un tel événement.

Imaginons qu’à l’occasion de leur rassemblement, les altermondialistes organisent une collecte de 10 à 20 Euros par participant, ils récolteront un peu plus d’un million d’Euros (6 à 7 milliards de Francs CFA, l’équivalent du Budget annuel du Mali ou du Niger) pour des œuvres caritatives.

Imaginons également que chaque année, les altermondialistes organisent un « Téléthon » de solidarité en faveur des pays pauvres, ce serait un pas de géant dans la prise en charge des problèmes des orphelins de Roumanie, des enfants affamés de Mexico ou de jeunes esclaves de l’Inde et de la Mauritanie. C’est cela aussi la solidarité qui ne se manifeste pas que dans des discours démagogiques, mais aussi par des actes concrets.

Ma conviction personnelle me conduit à cette brève réflexion : l’économie d’un État, quel qu’il soit, ne peut être uniquement fondée sur la solidarité internationale et l’assistanat, mais surtout sur la capacité des dirigeants du Tiers-monde à réformer en profondeur leurs systèmes politiques et économiques.

Or, rien n’a été fait à ce niveau depuis 10, 20, 30, 40 et 50 ans.

Le prix de la matière première (café, cacao, coton…) des pays émergents, aussi élevé soit-il, ne pourra jamais changer les mauvaises habitudes de gestion de ceux qui, en Afrique et dans le reste du Tiers-monde gouvernent leurs pays à vau-l’eau, sans projet alternatif, sans perspective et sans volonté politique de s’en sortir.

Entre la thérapie de choc inefficace (l’idéologie du social-communisme ou social-révolutionnaire, l’ex-mouvement des pays non alignés désuet et l’altermondialisme véritable miroir aux alouettes) proposée par les anti-mondialisation et la solution aléatoire (homéopathique ?) envisagée par le G 7 + 1, les pays émergents, s’ils veulent se sortir de leur marasme économique, il n’y a pas 36 solutions !

Des réformes en profondeur s’imposent.

En proposant une nouvelle doctrine économique libérale de la France marquée par des troubles sociaux occasionnés par l’Ancien Régime, Pierre Samuel DUPONT DE NEMOURS, célèbre économiste (1739-1817) qui travailla sous Vergennes et sous Le Baron de l´Eaulne (Turgot), n’avait-il pas eu raison de proposer, à son époque, la physiocratie ?

Et pour l’Afrique d’aujourd’hui et le Tiers-monde en général, quels projets de société leur propose-t-on pour demain dans ces sommets à grand spectacle ?

Après l’échec du communisme et des régimes révolutionnaires qui ont vu le jour ces 40 et 50 dernières années dans le Tiers-monde, le moment n’est-il pas venu de proposer un réel projet de société à ces pays afin qu’ils puissent s’en sortir socialement et économiquement ?

Pour moi, la solution aux problèmes du Tiers-monde n’est pas dans les manifestations de rues sans véritable projet de société, mais bel et bien sur le terrain où il faut aller pour former et informer les peuples et les hommes politiques, de la nécessité de faire mieux sur tous les plans et ce, en vue de sortir de l’ornière.

C’est pourquoi, j’estime que pour sauver les pays émergents de leurs naufrages économiques et sociaux, il faut, en tout premier lieu, réformer et réorganiser :

1-) Le système administratif,
2-) Le système de l’économie informelle,
3-) Le système monétaire et bancaire,
4-) Le système juridique,
5-) Le système institutionnel (séparation des trois pouvoirs, politique, État-nation et législatif),

Le FSM, plus idéologique que pragmatique, comme ses aînés de la doctrine révolutionnaire et prolétaire, est voué à l’échec. Car, un mouvement qui se mondialise à une telle vitesse et où on a le verbe facile pour promettre un monde parfait à tous les « campesinos » d’Amérique latine, les villageois cultivateurs d’Afrique et les « riziculteurs » d’Asie, ne peut être en mesure de coucher un projet politique sérieux digne de ce nom.

La complexité des idéologies divergentes de ses organisateurs, les tentatives de récupération par les partis politiques traditionnels (Gauche, Extrême-gauche, voire la Droite…) et l’impatience des pays émergents de voir leurs problèmes se résoudre en priorité et dans l’urgence rendent encore plus difficile – pour ne pas dire mission impossible – les objectifs immédiats fixés par le FSM.

D’ailleurs, l’un des membres influents (Pascal Lamy, commissaire européen chargé du Commerce) du FSM reconnaît que, « tant que le mouvement ne parviendra pas à accoucher de propositions, il ne débouchera pas sur un dialogue politique avec les instances comme l’Union européenne, le FMI et la Banque mondiale. »

Le développement économique va de pair avec la démocratie politique !

D’ailleurs, dans les siècles précédents en Europe occidentale par exemple, le développement de techniques commerciales et financières (comptabilité, lettres de change, assurances sur les voyages…) par les marchands italiens médiévaux, avait permis aux villes italiennes de financer et de contrôler le commerce européen. Sous la direction de quelques grands empires commerciaux et de richissimes familles (les Fugger, les Médicis…), il s’est constitué alors des richesses colossales nationales.
L’apparition de monopoles dans certains secteurs de l’économie n’a pas eu de conséquences néfastes dans la production des richesses. Au contraire !! Elle permit, au fil des ans, à d’autres familles de se constituer une fortune suffisante.

Le libéralisme n’est pas incompatible avec la notion du social dans un système économique ouvert où la participation de tous permet d’enrayer les inégalités sociales par le travail, le négoce et l’argent gagné.

L’Afrique, continent du Tiers-monde par excellence galère depuis plus de 50 ans et le miracle économique des recettes révolutionnaires ne s’est pas produit. En un peu plus d’un demi-siècle, les plans quinquennaux et autres ajustements structurels prônés ici ou là par le FMI et la Banque mondiale dans des terrains mal préparés gangrenés par l’oppression, la corruption, l’impunité, le clientélisme et l’irresponsabilité ont également échoué.

Pour sortir l’Afrique du sous-développement, entre le socialisme économique décadent, le « révolutionisme » économique déstabilisant les paysans et l’économie tribale affairiste, je suggère la pratique de la « physiocratie participative. »


Manuel RUBEN N’DONGO.
--------------------

Fuente: Melle De Mirepoix - CRAMOEG - PARIS

¡Nota importante!
El contenido de los artículos publicados no refleja necesariamente la opinión de la redacción de guinea-ecuatorial.net
Véase también la declaración sobre el uso de seudónimos

Usuarios en linea: 12932


Noticias
Recientes

Síguenos en:

© Guinea-Ecuatorial.net (Nvo Zang Okenve 2004 - 2014) - Foro Solidario por Guinea. Todos los derechos reservados. email: info@guinea-ecuatorial.net